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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 20:59

Je le disais ici et ici, les citoyens et l'Etat dans son ensemble doivent être partie prenante dans la lutte contre les islamistes. Ils attaquent ce que nous sommes, notre liberté, la possibilité que d'où qu'on vienne, quelque soit notre histoire, nous avons une identité commune, celle de la France. Les islamistes ont en horreur la culture et le patrimoine. Les talibans qui détruisent les statues les bouddahs de Bâmiyan où l'état islamique qui s'en prend à Palmyre. Ils ont en horreur tout ce qui peut dévier de leur vérité révélée, de leur vision étriquée du monde.

Chez nous, rien n'est étriqué. Notre culture, c'est tout l'inverse. Le patrimoine, l'histoire, la culture Grec, latine, juive, chrétienne, arabe-musulmane, la renaissance, les lumières et l'explosion de toutes les écoles de peinture, de musique ou de littérature bref, ce qui fonde notre civilisation c'est l'apport de tous et de toutes depuis des siècles.

 

Sans entrer dans des considération de qualité ou de goût, aujourd'hui on peut écouter Mozart et Black M. On peut raper sur Chopin. Lire Victor Hugo et Marc Lévy. Être ébahie devant une pièce de Sophocle et rire devant un spectacle de Kev Adams. 

 

C'est donc en faisant de la politique culturelle une priorité que nous pourront combattre la pensée islamiste et ainsi empêcher le basculement de nos jeunes vers la radicalisation.

Aller contre les certitudes

 

Tout est culture. Mais, même sans jugement de valeur, il existe une différence fondamentale entre la culture populaire et la culture "bourgeoise": l'accessibilité. La culture populaire se diffuse elle-même, il n'est pas nécessaire de s'en préoccuper. La culture Hip-hop est la culture du quotidien de la jeunesse, les films, les séries, les musiques actuelles sont plus devenus des produits de consommation qu'autre chose. 

L'enjeu pour les pouvoir publics est donc de concentrer toute l'énergie sur le théâtre, la danse, l'opéra, les livres, la photo, la peinture et la sculpture. 

Nous devons sortir nos jeunes de leur quotidien et de leurs habitudes pour les bousculer, les choquer, les interroger. Quoi de plus intéressant qu'une classe de 4ème d'un quartier pourri qui voit un opéra de Gounod pour la première fois de sa vie?

Ils iront peut-être avec des a priori. Il rigoleront, se moqueront. Mais il finiront par être happés par Faust même pendant plus de 3 heures. Qu'ils aiment ou pas n'est pas la question. L'essentiel est de voir autre chose, d'accepter l'inconnu, la nouveauté et donc accepter le point de vue de l'autre.

Les sortir de leur milieu social et culturel les déstabilisera et les fera donc s'interroger sur eux-mêmes et sur le monde. Ils deviendront plus grands, douteront, refuseront cette vérité révélée mortifère, remettront tout en cause et deviendront ainsi des citoyens éclairé et accomplis.

LA priorité pour les élus

 

Prendre la mesure de l'importance de la culture, c'est aussi changer d'approche politique. Il faut arrêter avec ce ministère de la jeunesse et des sports. Oui, le sport est important mais  le sport n'émancipe pas au même titre que la culture. Cependant le sport possède des avantages énormes pour des élus fainéants et sans imagination. Le foot, c'est facile, pas cher, et ça peut occuper au moins 22 gosses en même temps. Alors on construit des terrains. Un synthétique avec des poteaux carrés revient toujours moins cher qu'une salle de spectacle. Si on doit associer la jeunesse avec un autre porte feuille de ministère, c'est donc celui de la culture. 

 

La culture est notre arme de civilisation. Ce qui fait que nous vivons ensemble et partageons. Ça doit être une priorité pour nos élus. Surtout pour les élus locaux. C'est au niveau le plus proche des jeunes que le travail doit se faire. Pour gagner cette guerre, ce qu'il nous faut, c'est de l'orfèvrerie. Peu importe s'il faut envoyer un intermittent sonner à chaque porte de chaque ville, peu importe le coût financier. Respecter un pacte de stabilité européen parait bien futile face à l'embrigadement de nos jeunes.

Les artistes, les intermittents, les auteurs, peintres, plasticiens... sont les poumons de notre société qui nous font aller plus loin, plus haut.

Les élus surtout locaux doivent les valoriser et les faire partager leurs savoirs et leur art. Il doivent les envoyer en mission et aucun jeune ne doit passer à côté.

 

Le beau au quotidien 

 

La culture, c'est l'ouverture au monde. Mais c'est aussi le beau. Le beau au sens de l'art, de l'oeuvre, de la création. 

C'est pourquoi, au-delà des acteurs culturels classiques, les politiques doivent penser le beau dans leur gestion. Je parlais des quartiers ghettos ainsi que des campagnes abandonnées ici, il faut repenser l'approche urbaine des lieux de vie.

Empilement de tours et de barres, tonnes de béton, rien de plus triste et de plus abaissant pour l'esprit que les création d'habitats sans âme ces dernières années.

Comme disait I AM : "Les élus ressassent rénovation mais c'est toujours la même merde sous la dernière couche de peinture".

 

Il faut donc casser les ghettos et les repenser avec le beau comme objectif. Le beau c'est l'architecture, les paysages et la verdure (pas la pelouse jaunie mais les arbres, buissons plantes et fleurs) les sculptures et la peinture. Apporter de la vie, de l'admiration, du plaisir et du bonheur à vivre chez soi, avec les autres. Il va falloir être audacieux, voir loin et dépenser le temps et l'argent qu'il faudra pour sauvegarder notre liberté et casser le cercle vicieux de la radicalisation.

 

Casser ce cercle vicieux c'est aussi ne rien céder à ce qui fonde notre vie commune, mais ça, on en parle au prochain épisode.

Aux Juifs, Aux dessinateurs, Aux Français, Aux homosexuels, A tous ceux qui subissent les islamistes sur tous les continents.

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